Gaby MORLAY (1893-1964)
Née à Angers, Blanche Fumoleau, dite Gaby Morlay, débute sur scène
en 1912 dans une revue de music-hall, Potins et patins, et
apparaît pour la première
fois à l'écran en 1914, dans des courts métrages de
Max Linder, Max
soldat et Max aviateur. Au cours de sa carrière de plus d'un demi-siècle, elle
partagera son talent entre le théâtre (où elle jouait encore, quelques
mois avant sa mort, à Nice, le paria de Gragam Greene)
et le cinéma, où
elle a interprété plus de cent films.
Sur les planches, elle se révèle pleine de fantaisie dans des comédies
de Louis Verneuil, d'Yves Mirande, de Sacha Guitry et d'André Roussin.
Mais ses prestations dans les mélodrames de Henry Bernstein, où elle triomphe
à la fin des années vingt, lui vaudront la réputation d'une comédienne
à la larme facile.
Cette réputation la suivra au cinéma où elle se produit dans des adaptations
de pièces à succès de Henry Bernstein, Mélo (1932) de Paul Czinner, le
Bonheur (1935) de Marcel L'Herbier, Samson (1936) de Maurice Tourneur,
le Messager (1937) de Raymond Rouleau. Sa filmographie riche en
mélodrames
comme le Maître de forges (1933) de Robert Péguy, entre autres, connaît
son apogée avec le Voile bleu (1942) de Jean Stelli, où, en "nounou" dévouée
corps et âme aux enfants des autres, elle arrache des torrents de larmes
à la France entière.
Mais, au cinéma comme au théâtre, Gaby Morlay sait aussi faire rire. En
témoignent le Roi (1936) de Pierre Colombier, Un déjeuner
de soleil (1937)
de Marcel Cohen, Derrière la façade (1939) d'Yves Mirande et Georges Lacombe
et les Amants du pont Saint-Jean (1947) d'Henri Decoin.
Source : Encyclopédie Microsoft Encarta 2003.
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