Nicephore-couverture

Eté 1827, Nicéphore Niépce obtient les premières héliographies d’après nature. Conscient de la difficulté à rencontrer un soutien dans son propre pays, alors gouverné par un ministère Ultra, Niépce se rend avec son invention à Londres où il est « persuadé de trouver des amateurs décidés des beaux-arts, naturellement disposés à bien accueillir une découverte qui peut en reculer les limites ».

À Paris, pendant le printemps révolutionnaire de 1848, un jeune artiste, reprenant le flambeau, décide de prouver que l’invention de Niépce repousse effectivement les limites des beaux-arts. Dans un atelier en plein air organisé sur un balcon de la rue Vivienne, Gustave Le Gray réalise ses premières oeuvres, aidé de ses amis.

Ces portraits, sortant d’un sommeil de plus de 160 années, viennent de surgir dans notre civilisation bouleversée par les effets exponentiels de l’invention. Ils sont présentés avec le récit documenté de l’enquête, l’identification des modèles ainsi que la recherche des témoins.

Le Gray que ses contemporains considéraient comme le champion français de l’acceptation de la photographie parmi les beaux-arts, réalise un autoportrait idéal qui incarne sans vieillir toute l’histoire de ce combat accompli.